Brèves d’exits – Quatrième édition

Tout au long de cet été sur les spots suisses, j’ai pu entendre d’autres perles de discussions de base-jumpers afin de compléter les brèves d’exits ! Si vous ne les avez pas encore lues, vous pouvez aller voir les brèves d’exits 12 et 3. Et si jamais le sens d’un mot vous échappe, ou que vous n’avez même pas compris le sens du mot « exit » dans le titre, vous pouvez trouver des réponses dans le petit lexique du base jump.

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Men In Black

«Si j’avais l’effaceur de mémoire de Men In Black, je baiserais des moches et je les flasherais après !»

Mise au point

«Et là je l’ai regardée et je lui ai dis : des enfants ? Jamais salope ! Suce moi la bite et avale tout parce que je ne veux pas prendre le risque que tu recraches mon sperme dans ta main et que tu te la foutes dans la chatte !

- Ah ouais en effet… t’as été… euh… clair sur le sujet…»

Sport extrême

«Putain, sacré hématome ! T’as fait ça comment ? Arbrissage ? Posé sur des cailloux ?

- Non, je me suis blessé au squash… La balle a rebondit et elle est a tapé à pleine vitesse dans le mollet.

- J’ai toujours dit que c’était dangereux le squash.»

L’armée américaine veille

«Quand je suis bourré, je joue à ‘Randy le Sobre’ : je rentre chez moi, je prépare toutes mes affaires pour l’Afghanistan, et le lendemain, le Randy sobre découvre ce que le Randy bourré emporterait en Afghanistan.»

Work hard, play hard

«Mec, je progresse tellement pas à l’Euromillion ! Je joue toutes les semaines et je gagne jamais. Sérieux, ça fait trop chier quand tu t’investis dans un truc et que ça n’évolue pas !»

Métissage

«T’as remarqué qu’à Lauterbrunnen, tu retrouves toujours les deux mêmes noms de famille ?

- Bah ouais, mais c’est comme ça dans les petits villages de vallées paumées. Dis toi bien qu’une meuf de Lauter, si elle veut se reproduire, elle a le choix entre un basejumper ou son cousin.

- La descendance s’annonce prometteuse.»

Un homme de qualité

«C’est un mec sympa, il saute bien. Mais faut quand même être honnête : ce que je préfère chez lui, c’est avant tout sa meuf !»

L’humilité en toutes circonstances

«Putain Antoine, tout le monde parle de ta vidéo de track au Grand Chav’. T’es une vraie rockstar !

- Ouais je sais. Un jour j’irai au Vatican voir le Pape, et les gens diront : ‘c’est qui le vieux à coté d’Antoine Laporte ?’»

Question de patience

«Mec, arrête de la mater ! Elle a l’air jeune. Je pense pas qu’elle ait tout a fait 18 ans. P’tet dans deux ans… mais là elle m’a l’air jeune.

- Ca fait trois ans qu’on dit qu’elle a pas tout a fait 18 ans, donc maintenant elle doit les avoir ! J’vais la niquer !»

Le meilleur prix, garanti !

«Je te plie pour 30 euros. Pliage garanti : si ça foire, le prochain est gratuit !»

Pour un monde meilleur

«Je pense qu’on pourrait résoudre le problème de l’obésité ainsi que celui de la surpopulation en mangeant les gros.»

Bouc émissaire

«Le baseux est aux médias ce que le baseux russe est aux baseux.»

Différences culturelles

«Les français ont du niveau, mais les australiens ont des couilles.»

Aéro-logique

«J’aime pas traverser les nuages en chute, les gouttes font trop mal quand elles fouettent le visage !

- Ca c’est parce que quand t’es en chute, t’arrive par le dessus, du coup tu te prends la partie pointue de la goutte dans la tronche.»

Retour à l’envoyeur

«C’est fou le nombre de touristes chinois qu’on voit en Suisse !

- Ouais, le pire c’est qu’il font tout ce trajet pour venir acheter des souvenirs que leurs propres enfants fabriquent !»

Trafic de drogue

«Faire passer de la drogue dans un aéroport c’est compliqué. Y’a des chiens renifleurs… où que tu planques la came, ils la trouveront toujours.

- A moins que tu enrobes le paquet d’un produit qui couvre l’odeur de la drogue. Genre du diesel.

- Ca a du déjà être tenté… Non moi je pense que la seule solution, c’est d’emmener des chinois avec toi. Comme ça t’arrive à la douane, les chinois mangent le chien, et tu passes tranquille sans te faire renifler.»

Renouveau politique

«Perso, je pense que le nouveau système politique devrait être la biérocracie : celui qui paie les bières décide pour tout le monde.»

Coupe de cheveux

«Non mec, ça c’est pas une crête : c’est un mohawk. Un mohawk c’est une longue crête, une crête c’est plus court qu’un mohawk. Et une crête sur la chatte, ça s’appelle un ticket de métro.»

Cinématogrammaire

«T’as déjà remarqué que le Seigneur des Anneaux, au singulier, ça fait Le Seigneur de l’Anal ?»

Conclusion logique sortie de son contexte

«On pourrait créer l’énergie perpétuelle en baisant des meufs électriques.»

La science avance, pour un monde meilleur

«Le jour ou la lobotomie sera possible, on transplantera des cerveaux de grosses dans des corps de bonnes.»

Bien se connaitre pour mieux s’adapter

«Je sais que les filles me trouvent relou, du coup j’ai tout misé sur la taille de ma bite.»

Gestion de budget

«Si on foutait autant de pognon dans la bouffe que dans l’alcool, on boufferait gastro tous les jours.»

Crocodile dundee

«Hey mais c’est une dent de dauphin que tu as autour du cou.

- Ouais, je l’ai arrachée sur un dauphin échoué en Australie.

- C’était pas trop dur a arracher ?

- Bah il s’est un peu débattu, mais ça va.»

Horner, le café des intellectuels

«Les grands esprits se rencontrent, mais pas au Horner Pub.»

French lessons

«I can speak french.

- Really ? What can you say ?

- Ahem… euh… je m’appelle un sandwich !

- You’re gonna need some more practice»

Circonstances atténuantes

«T’as déconné mec… comment t’as pu faire un saut pareil ? Quand les conditions sont comme ça, on fait marche arrière ! T’as de la chance d’être en vie !

- Je sais, j’ai vraiment fait de la merde ! Je m’en veux… mais à ma décharge, j’étais encore bourré de la veille, et si j’avais pas eu autant d’alcool dans le sang je l’aurai surement pas fait !

- Est ce que tu réalises à quel point tes circonstances atténuantes t’enfoncent encore plus ?»

Adieu romantisme

«T’es trop gentil David ! Les femmes préfèrent les hommes qui les prennent sans les comprendre que les gars qui les comprennent sans les prendre.»

Question de perspective

«Quand tu bois, t’as l’impression que les gens autour de toi deviennent plus intelligents, mais en fait c’est toi qui devient plus con.»

On est encore partis trop loin

«C’est fou que les vaches aient toutes des cloches. Nous on entend le «ding-dong» quand on passe à coté… mais elles, elles doivent l’entendre toute la journée ! La cloche est partie intégrante de la vache ! Peut être que si on lui enlève sa cloche, la vache est désorientée !

- Peut être même qu’elles vont muter à cause des cloches !

- Leurs cous vont s’allonger à cause du collier, comme les femmes padaung ! On aura des vaches aux long cous. Avec leurs taches elle ressembleront a des girafes !

- Des givaches !

- D’ailleurs la girafe est surement le résultat d’une mutation de vache préhistorique africaine !

- Ou peut être que c’est l’inverse… peut-être que la vache est une mutation de girafe !

- Meuh non mec, ça n’a pas de sens : on a la cloche comme explication de l’allongement du cou de la vache, mais rien n’explique le processus inverse !

- Mais c’est ça la base d’un raisonnement scientifique David : on se doit d’explorer toutes les possibilités avant de tirer des conclusions !

- Cette histoire manque de marsupilamis.

- Alors parlons du givachilami ! Le givachilami : l’animal du futur… pour les gens du futur !»

Et si t’as kiffé, tu peux aussi aller voir les brèves de saisonniers et les brèves de commissariat.

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Brèves de saisonniers

Oui je sais, entre les brèves d’exits et les brèves de commissariat, j’inonde ce blog de phrases débiles. Le problème c’est que j’entend des pépites en permanence ! Donc au risque de devenir répétitif, voici les brèves de saisonniers !

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Le métier de pisteur secouriste selon JB

«Tu fais quoi dans la vie ?

- Je suis pisteur.

- Ca consiste en quoi ?

- Bah la nuit je dame les pistes, et le jour je piste les dames»

La mécanique selon Luis

«Ma caisse est en panne !

- Merde, tu vas essayer de la réparer toi même ?

- Non, j’attend qu’elle redémarre.

- Ouais mais il va bien falloir que tu la répares à un moment…

- Tu sais David, on a tous nos problèmes personnels, et ma voiture elle a les siens. Je sais pas ce que c’est, et ça ne me regarde pas. Donc je respecte, je la laisse vivre sa vie, et quand elle ira mieux elle démarrera»

La finesse du barman

«Tu ressembles à Obélix dans ton déguisement rayé !

- Et encore t’as pas vu mon gros menhir caché derrière ma braguette»

La ride avant tout 

«Les deux meufs voulaient baiser, elles m’ont harcelé pendant que je commandais pour qu’on fasse un plan à trois. L’idée c’était qu’on fasse ça chez celle que je connaissais. Elles avaient même prévu de l’alcool et un gramme de schnouf pour que je tienne le coup.

- Et ensuite ?

- J’ai terminé ma pizza le plus vite possible, j’ai trouvé une excuse pour sortir du resto et je suis vite allé me coucher avant qu’elles se rendent comptent de mon départ. Je suis assez fier de moi sur ce coup là !

- HEIN !? Mais pourquoi tu les as pas baisées ?

- Je pouvais pas, fallait que je sois en forme : le lendemain c’était jeudi !

- Et alors ?

- Bah… Jeudi y’a ski !»

Au moins celui là n’est pas donné à tout le monde

«J’ai pas passé mon bac, mais je passe le double back flip»

Dettes de bar

«Je passe payer ma note, je te dois combien ?

- 800 euros.

- 800 !? Euuuh… Bah écoute, marque ça dans la neige pour que je m’en rappelle, et j’te paye au printemps !»

Le mec qui venait de l’autre coté du Mont Blanc

«Alors Martoni ? Ca fait quoi de voir le Mont Blanc dans le bon sens ?

- J’allais t’en parler ! Il est à l’envers votre Mont Blanc !

- Ah non, c’est chez vous qu’il est à l’envers. Ca m’a choqué la dernière fois que je suis allé sauter à Chamonix.

- Non mec, le Mont Blanc il est Haut Savoyard. Donc la vue normale c’est celle de Cham’… Du coup votre Mont Blanc il est à l’envers !»

Spartiates, quel est votre métier ?

«Dans la station on m’appelle Le Spartiate.

- Ah bon ? Pourtant t’es pas très musclé.

- Ouais, mais je suis caissier au Spar»

Conflits régionaux 

«Je t’interdis de dire que la Savoie et la Haute Savoie c’est pareil ! C’est pas pareil du tout ! Entre Savoie et Haute Savoie y’a la même différence qu’entre couture et haute couture !»

Entendu au snowpark

«T’as tellement une tête de cul que quand j’t’ai vu arriver j’ai cru que t’étais en switch !»

Métaphore culinaire

«Non, je ne suis pas jalouse, t’es juste parti baiser l’autre alors qu’on était censés rentrer ensemble mais je ne t’en veux pas… Si tu préfères le poulet au Tournedos Rossini c’est ton problème !»

Gestion de budget

«800 balles, et ça c’est juste à la Cheminée ! J’ose pas imaginer combien ça fait si on cumule toutes tes dettes de bar… T’abuses quand même !

- C’est à cause des meufs : elles sont pas assez bien dressées pour frapper d’elles mêmes à ma porte, du coup j’suis obligé d’aller les chercher dans les troquets ! Par contre le jour où elles tapent direct chez moi… bah là… LÀ je peux te garantir que je repartirai de saison avec du pognon !»

Le téléphone savoyard

«Il parait que tu t’es pété le dos sur une sortie en switch ? Chauuuuuud ! C’était sur quel snowpark ?

- Euh non, je me suis pété le dos a la sortie du Switch, le bar de Plagne Centre… Il était 3h du mat’, j’étais arraché et j’ai glissé… voilà voilà…»

Mourir comme un homme selon Ju’ 

«Elle est belle cette pente ! Le seul souci c’est que ça finit dans une cuvette, du coup si ça avalanche t’es pris au piège… et puis c’est tellement pentu et chargé de peuf que tu peux te faire ensevelir à l’intérieur de la cuvette rien qu’avec le sluff ! Putain mais t’imagine la honte ? Enseveli sous le sluff… même pas une vraie avalanche ! Nan laisse tomber je vais pas là dedans ! Moi si je dois crever j’espère que ça sera dans une énooooooorme avalanche qui me projettera contre les cailloux, comme ça je finirai déchiqueté en morceaux, comme un homme ! C’est quand même beaucoup plus classe !»

Affronter les problèmes : la technique de l’autruche

«Ca va, tu l’as pas trop mal gérée ta sortie d’avalanche ! Quand t’as fais ton virage droite j’ai cru que t’allais te faire prendre mais tu t’en est bien sorti en partant sur la gauche. En tout cas heureusement que t’allais plus vite que la coulée ! T’es resté calme, c’est bien !

- Hein !? J’avais une avalanche au cul !? 

Le bide

«Bon, les gars… on change de bar ? J’propose qu’on aille boire un coup à l’Avalanche.

- L’Avalanche ? Bah n’oubliez pas vos ARVA ! Haha ! Haha ! Haha !

- …

- …

- …

- Bon mec, je crois qu’on est tous d’accord : tu vas payer ta tournée de Génépi ! On est pas contre les blagues de merde, mais y’a des limites ! Allez hop ! Tournée de Génép’ !

This is my ghetto 

«Franchement, si on avait fait ça à un gars de mon gang, j’aurais tout niqué mon frère !

- Est ce que tu réalises qu’une expression pareille, prononcée avec l’accent savoyard par un gars qui habite aux Arcs, n’a AUCUNE crédibilité ?»

Pour conclure

«Saisonniers… on n’a pas d’avenir, mais on a un présent !»

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Brèves d’exits – Troisième édition

Breves d'exit 3Plus la peine de présenter les brèves d’exits, qui sont en train de devenir un classique sur ce blog : il semblerait que le base-jumper soit une source inépuisable de connerie et de discussions complètement absurdes. Vous pouvez aller voir les brèves d’exits 1 & 2, et si jamais le sens d’un mot vous échappe, ou que vous n’avez même pas compris le sens du mot « exit » dans le titre, vous pouvez trouver des réponses dans le petit lexique du base jump.

Traduction hasardeuse

«Je travaille pour CNN, je fais un reportage sur les base-jumpers et je voulais vous demander : est ce que le base-jump aide à choper ?

- Est-ce que le fait que je saute de cet immeuble vous donne envie de coucher avec moi ?

- Eh bien je n’irais pas jusque là, mais ça vous rend intéressant, donc déjà vous partez avec un avantage !

- Oh ! Euh ! Ahem (gloussement) ! Et donc vous travaillez pour CNN ? Comme c’est intéressant, je m’appelle David (sourire Colgate).

- Je m’appelle Philippa, mais on me surnomme «Pip’».

- Eh bien je vous appellerais «Pip’» dans ce cas là.

- Pourquoi ça vous fait rire ? OH MY GOD ! Je sais ce que veut dire «pipe» en français ! Je vous interdis de m’appeler par mon diminutif ! Pour vous ça sera Phillippa ! Bon, alors depuis combien de temps vous pratiquez le base-jump ?

- Aucune importance. Parlons d’un sujet plus important : je veux que vous me racontiez dans quel contexte vous avez appris le mot «pipe» ?

- Oh mon dieu… ne me regardez pas comme ça sinon je vais interviewer quelqu’un d’autre !»

Rivalités historiques

«Mec tu prends de la place, ça me gêne pour pousser, tu veux pas te décaler un peu ? Genre tu te fous sur le rocher là, comme ça moi je met mon pied sur ce caillou et je peux sauter un peu plus sur la droite.

- C’est typique de nous les allemands, on a besoin de place. C’est pour ça qu’on a envahit votre pays.

- Dégage de mon rocher sale nazi ou je te pousse dans le vide ! Et vu la branlée qu’on vous a foutu en 45, t’as pas intérêt à faire le malin ! 

- Pour ça il te faudra l’aide d’un américain ! Et le seul qui était avec nous vient de sauter. Il ne te reste plus qu’à capituler. Ce bout de rocher est à moi !

Base VS Baise

«J’en reviens pas ! Tu m’as lâchée alors qu’on allait coucher ensemble !

- Mais on devait sauter au High Nose… mes potes m’attendaient !

- Mais quel genre de mec préfère aller sauter au High Nose que coucher avec moi ?

- Bah… moi…

- On était dans le lit, tu t’es rhabillé et tu t’es cassé pour aller sauter. J’y crois pas. On m’a jamais fait ça ! J’espère que tu l’as kiffé ton saut, parce que je peux te jurer qu’après ça tu me baiseras JAMAIS !»

Blair Witch Project

«On est perdus. Ah putain fais chier !

- En plus elle est glauque cette forêt. On est perdus dans une forêt sinistre et on s’est séparés en petits groupes : on se croirait dans un film d’horreur.

- Ouais, et dans les films d’horreur c’est toujours les noirs et les abrutis qui meurent en premier. Et comme y’a pas de noirs dans le groupe et qu’on est les plus cons, c’est nous qui allons nous faire attaquer par les zombies.

- Ah nan c’est bon, les autres sont là ! Il manque juste Matt. Les gars vous avez vu Matt ?

- Non, on pensait qu’il était avec vous !

- Merde, Matt s’est perdu.

- Ou alors il s’est fait tuer par les zombies… Pourtant, vu qu’on est les plus cons, on aurait du mourir en premier, a moins qu’il y ait un noir dans le groupe. Donc ça veut dire qu’en réalité Matt est noir ! Putain les gars : Matt est un black ! Perso ça me dérange pas, mais comment à-t-on pu passer autant de temps avec lui sans s’en rendre compte ?»

Le prince et la grenouille

«Un jour j’ai goûté une grenouille hallucinogène.

- Une grenouille !?

- Ouais, il existe un type de grenouille que tu lèches, et c’est hallucinogène, c’est comme prendre du LSD.

- Ah bon !?

- Ouais c’est *** qui m’a fait goûter. On était en soirée, et en sortant des chiottes je le vois accroupi par terre avec une grenouille super moche dans les mains. Il a levé les yeux vers moi et il m’a dit «Lèche cette grenouille moche». Je l’ai fais et j’ai tripé pendant 5 heures !

- En fait les contes de fées c’est des conneries. Les grenouilles se transforment pas en princesses quand on les embrasse… c’est juste que les princes qui ont essayé se sont tapés une perche monumentale.»

L’art de la cuisine

«Tu te rends compte de toute la signification de la cuisine : on prend la peine de transformer nos aliments pour qu’une chose aussi vitale que l’alimentation devienne un plaisir ! On prend tout ce temps pour satisfaire nos papilles alors que toutes les autres espèces animales n’ont pas le temps de le faire car elles doivent lutter pour leur survie. On est quand même la seule espèce à se permettre un tel luxe ! Et ce n’est pas qu’une question de temps, car les vaches pourraient se permettre de faire de la cuisine dans la mesure ou elles vivent en sécurité dans un champ et leur seule activité consiste à bouffer. Elles auraient pu se pencher sur la question ! J’sais pas moi : mâcher leur herbe et la recracher, la laisser sécher au soleil pendant quelques semaines puis la réingurgiter pour lui donner un gout différent. Mais non, elles se contentent de brouter !

En fait si la cuisine existe, c’est parce que parmi les espèces qui ont assez de nourriture et aucun prédateur, on est les seuls à avoir eu la curiosité intellectuelle, le raffinement et l’intelligence nécessaire qui conduit à créer une science consistant à mélanger divers aliments pour obtenir un gout spécifique ! 

- Pas forcément… un jour, au zoo, j’ai vu un singe qui pissait sur ses bananes avant de les manger.»

Crise de la trentaine

«Je me suis rendu compte que j’avais vieilli le jour ou j’ai maté la catégorie MILF sur Youporn en me disant que ça pourrait être mes copines»

Tournage pour Thalassa

«Bon les gars, on va vous équiper avec des micros pour avoir vos réactions quand vous allez découvrir le spot. Faites pas gaffe à la caméra, restez naturel, comportez vous comme si on n’était pas là. Enfin bon… vous allez passer sur Thalassa, donc si pour une fois vous pouviez évitez de parler de cul ça m’arrangerait… 

- Ok ! Bon bah on y va !

- Allez ça tourne, on vous suit, faites comme si on n’était pas là !

- …

- …

- Ahem… euh…

- …

- …

- …

- Euh… ahem ! Euh… Olala ! C’est magnifique, on se croirait dans une carte postale !

- Oui ! La couleur de l’eau est… euh… incroyablement belle !

- Ahem… En tout cas on ne nous a pas menti sur la beauté du lieu, c’est absolument resplendissant ! J’ai hâte de sauter dis donc !

- Y’a un problème les gars ? Vous êtes un peu bizarres ! Restez naturels ! Parlez comme d’habitude ! 

- NAN MAIS AUX EXITS ON PARLE DE CUL ! Si vous nous interdisez de parler de cul on sait plus quoi dire… du coup on comble comme on peut !»

Les deux mecs les plus hardcores du base

«Le base c’est un truc qu’il faut assumer, tu vois ? Y’a trop de mecs qui se posent des questions existentielles sur la sécurité. Alors ok, faut être au point techniquement, mais le risque 0 n’existe pas et faut arrêter de vouloir en faire un sport 100% safe alors que c’est pas possible. Tu sautes, t’assumes ! On sait tous qu’on peut potentiellement mourir ou finir estropiés, mais à un moment si t’as décidé de faire du base, faut porter tes couilles et y aller !

- Mais grave ! C’est ouf le nombre de mecs qui ont besoin d’être prit par la main ! Moi par exemple je… AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH UNE CHENILLE !

- Quoi !? Où ça ? AAAAAAAAAAAAAAAAH PUTAIN ELLE EST TOMBÉE JUSTE A COTÉ DE MON PIED !

- TUE LÀ ! TUE LÀ ! 

- POURQUOI MOI ? TUE LÀ TOI MÊME !

- NAN MOI J’AI PEUR DES INSECTES ! VAS-Y PUTAIN TUE LÀ AVANT QU’ELLE NOUS PIQUE !

- AH PARCE QUE ÇA PIQUE ?

- OUI ! Enfin je crois… BON PUTAIN DÉPÊCHE ! ÉCRASE LÀ AVEC TA CHAUSSURE !

- NON ! ELLE VA ME SAUTER DESSUS ! IL PARAIT QUE ÇA PEUT FAIRE DES BONDS DE DEUX MÈTRES !

- MEC PUTAIN TUE LÀ ! MOI J’PEUX VRAIMENT PAS, LES INSECTES ÇA ME FOUT GRAVE LA TROUILLE ! J’AIME PAS ÇA !

- Ok… attend ! Fais pas de bruit, je m’approche !

- …

- YAAAAAAAAAAAAARGH ! PRENDS ÇA ! TIENS ! TIENS ! TIENS ! SALE PUTE DE CHENILLE ! C’est bon ! J’l’ai eue !

- Putain man c’était chaud !

- Mais grave ! Grosse panique ! J’ai eu la peur de ma vie !»

Choix (li)cornélien

«Si t’avais le choix, tu préfèrerais avoir une licorne ou un vélociraptor ? Moi je trouve qu’un vélociraptor c’est plus stylé !

- Moi je choisirais la licorne, et comme les licornes font de la magie et exaucent les voeux, je lui demanderais un vélociraptor, comme ça j’aurai les deux pour moi toute seule !»

La technique du cassoulet

«En fait si tu regardes bien, Rami et Polli sont deux gros trackeurs. Ils tirent plus ou moins au même niveau, mais leurs trajectoires sont différentes : Polli tombe comme une pierre, puis quand il a prit taquet de vitesse, il commence à tracker et là il avance à Mach 12 ; par contre Rami a la même vitesse de chute du début à la fin du saut… il avance tout doucement à vitesse constante. 

- Grave ! Rami est le plus impressionnant des deux car on a l’impression qu’il flotte dans l’air ! Il se met à voler dès le début du saut. C’est inexplicable : ce mec ne tombe pas ! La dernière fois on a fouillé son van pour voir s’il dormait en respirant de l’hélium !

- Moi je pense qu’il utilise la technique du cassoulet : il doit bouffer plein de haricots et lâcher des grosses caisses à l’exit pour prégonfler son pantz afin d’avoir une portance maximale dès les premières secondes de chute !»

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Anecdotes de sauts – La rencontre avec un panneau

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J’adore sentir les feuilles mortes craquer sous mes pieds, et aujourd’hui je suis servi, car le chemin qui nous mène à la falaise en est recouvert. Des milliers de feuilles ont trépassé face à l’attaque de l’automne, jonchant le sol d’un tapis brun de vingt centimètres d’épaisseur. J’ai l’impression de marcher dans de la poudreuse, sauf qu’en plus de la satisfaction du pied qui s’enfonce, il y a ce craquement qui me procure le même plaisir que du papier bulle qui cède sous les doigts. Je me met à rire tout seul. A coté de moi, Polo sourit. La journée est géniale. Malgré la saison, on s’apprête à faire notre troisième saut de la journée, et les deux premiers étaient mythiques : on a envoyé des aerials et des départs à deux bien funs ! Le Brento est une falaise qui permet pas mal de fantaisies et le ciel est bleu : que demander de plus ?

Tandis que je marche, je repense au programme du prochain saut : partir côte à côte, main dans la main pour finir face à face et chuter parallèles à la falaise tout en hurlant comme des débiles, puis tracker chacun de notre coté pour ouvrir en toute sécurité. Ça va être bon ! À chaque fois que je fais un saut un peu nouveau, j’en revois mentalement toutes les étapes et j’essaye de visualiser ce qui pourrait merder et comment réagir dans ce cas. Le fait de me repasser mentalement des scènes catastrophiques et leurs solutions me permet de réagir sans avoir besoin de réfléchir quand ça arrive.

Pourtant aujourd’hui je n’arrive pas à me concentrer, et pour cause : je suis en train de penser à Béné ! Béné est une jolie blonde pleine de vie et de qualités que j’avais rencontré un soir devant le Joué Club des Grands Boulevards. Charmé par son sourire permanent et son abondante chevelure frisée, c’est avec joie que je suis allé chez elle un soir… sans savoir que la douceur de cet appartement et de son habitante m’y feraient rester plusieurs mois ! La relation paisible et heureuse que l’on a construit s’est achevée quand j’ai quitté Paris, car ma nouvelle vie instable et la distance qu’elle impliquait n’était pas compatible avec ce qu’elle attendait d’un couple (ce qui se comprend). N’étant pas capables de se séparer intelligemment, on s’est fait la gueule pendant dix mois. Ce long silence s’est achevé il y a peu : nous nous sommes reparlés.  Reproches, réconciliation, aveux, bons souvenirs, explications, grandes discussions arrosées aux mojito : tout y est passé ! Mais malgré des sentiments mutuels encore forts, nous ne sommes pas plus intelligents qu’il y a dix mois, et nous avons réussi à nous engueuler à nouveau !

Ah la connasseuh ! Le dernier mail qu’elle m’a envoyé vient de passer dans le top 10 des textes que je déteste le plus, juste derrière la lettre recommandée du propriétaire de mon ancien appartement. Elle veut le prendre comme ça ? Je vais lui foutre tous mes reproches dans la gueule moi aussi ! A moins que je lui envoie des fleurs avec un mot gentil… Nan je vais lui écrire une lettre d’insultes, manuscrite, à l’ancienne ! Et j’parfumerais même pas l’enveloppe ! Et j’irai demander conseil à un centre philatélique pour être certain d’avoir affranchit la lettre avec le timbre le plus moche de France !

«Tu vois mec : des fois tu rencontres une meuf et t’as juste envie de te faire sucer la bite ! Sauf qu’en réalité tu te fais bouffer le cerveau ! Et comme t’as plus de cerveau il te reste que ton coeur pour diriger ta vie. ET TON COEUR IL PREND DES DÉCISIONS DE MERDE !

- Hein !?

- Nan laisse tomber, j’étais un peu paumé dans mes pensées»

Ouah ! Faut que je me reprenne ! Je suis en train de raconter de la merde à haute voix ! En plus ça me déconcentre alors que je devrais être en train de penser à mon saut. Quand la gravité m’enverra à 200 km/h vers le sol en ne me laissant qu’une poignée de secondes pour ouvrir le sac magique, j’aurai intérêt à arrêter mon sentimentalisme à deux balles et à me sortir les doigts du cul ! L’attraction terrestre a une fâcheuse tendance à transformer en cratères les imprudents qui ont l’outrecuidance de la défier, et c’est pas en pensant à mon ex que je vais éviter de salir la falaise !

Allez hop ! On se reconcentre : donc on saute, je chope sa main gauche avec ma main droite, on kiffe, on se sépare, on ouvre ! Ça va bien se passer et en plus ça va être trop cool ! Yiiiiiihaaaaa !

On est enfin au bord de la falaise, équipés et prêts à partir après un ultime briefing. Le soleil se couche derrière nous. En face, les montagnes aux sommets enneigés sont illuminées d’une lueur orangée que nous contemplons dans un silence total. C’est magnifique, et devant tant de beauté je repense à cette fameuse phrase de Booba : «Nique sa mère la réinsertion». Je sais : ça ne veut absolument rien dire, mais à chaque fois que je suis devant un paysage magnifique je pense à cette phrase et ça me fait mourir de rire. Il faudra que j’en parle à un psy quand j’aurai du temps et 72 euros à perdre.

«3, 2, 1, BASE !» 

Mes pieds décollent du rocher, je lance ma main libre vers la gauche afin d’attraper celle de Polo, mais dans la précipitation je me met dans une position totalement instable. Réflexe aussi naturel qu’inutile : je tente de m’agripper à l’air. Tout le monde l’a déjà fait au moins une fois dans un moment de panique, mais personne n’a jamais réussi à attraper l’air. Ca donne un effet absolument comique, où, durant environ deux secondes, on peut voir un adulte normalement constitué perdre complètement les pédales ainsi que toute notion de physique. Aucun de mes potes n’a réussi à voler en battant des bras, et c’est pas faute d’avoir regardé des cartoons ! «Putain merde mon gars ! Oh merde ! Aaaaah ! Hahaha !». Je hurle, puis explose de rire en voyant la tête d’un Polo hilare face à mon désespoir. Je me tourne vers la droite et pars en track pendant que mon camarade tend son majeur dans ma direction afin d’exprimer toute son amitié ainsi que l’estime qu’il me porte. La track part bien, l’air appuie sur mes jambes et je sens la vitesse augmenter : c’est le kif’ ultime !

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Grisé par le saut, j’envoie mon extracteur un poil plus bas que d’habitude et dans une position pas très symétrique. Le résultat ne se fait pas attendre : j’ai une ouverture de merde ! 180° agrémenté d’un petit twist, la tronche face à la falaise. Bonjour falaise ! Le temps de remettre de l’ordre là dedans, je me retrouve plus bas que prévu… trop bas pour rejoindre le posé principal qui se trouve assez loin. J’opte donc pour un atterrissage de secours dans un endroit non prévu à cet effet.

Je pose sereinement sur une petite route au milieu de la forêt, explose de rire car le saut était trop bon, ramasse ma voile, et me rend compte que je suis face à un panneau. Rien d’anormal me direz vous… sauf que ce panneau indique «Bene : Impasse». Je reste stupéfait devant cette découverte : combien y avait-il de chances sur un million pour qu’une ouverture de merde m’oblige à me poser dans une zone imprévue où trône un panneau indiquant le nom de mon ex suivit du signe «impasse» au moment où je me pose plein de questions sur notre relation !? Si j’étais superstitieux, je pourrais croire qu’il s’agit d’un message du tout-puissant !

J’ai cogité quelques minutes devant ce panneau, et j’ai compris qu’il disait la vérité : ma relation avec Béné était une impasse. Sa vie était à Paris et la mienne autour du monde. Elle ne me suivrait jamais dans mon existence chaotique, et moi je ne sacrifierais jamais ce mode de vie pour être avec elle dans une grande ville qui ne me ressemble pas. Une relation à distance à long terme est sans issue, et ça, elle l’a déjà compris… c’est pour ça qu’elle ne prend pas d’initiative pour me voir, même si des bribes de sentiments mêlés à de la nostalgie la poussent à me répondre positivement lorsque c’est moi qui la sollicite. De mon côté j’ai été tellement niais qu’il m’aura fallu l’intervention d’un putain de panneau de signalisation pour comprendre et affronter la réalité.

Alors j’ai fais ce qu’il fallait faire : j’ai décidé de lâcher l’affaire, j’ai pris une photo souvenir devant le panneau et je suis parti boire une bière avec ceux qui partagent la même vie que moi. Et tout ça avec le sourire bien sur, car comme dit mon pote Aurel’ : «Don’t cry because it’s over, smile because it happened !»

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Brèves de commissariat

Quand on fait le con, on finit toujours par se faire gauler. C’est le principe de n’importe quel jeu : des fois on gagne, des fois on perd… et quand on perd une petite visite au commissariat s’impose !

A l’arrivée : des flics assez durs et agressifs qui sont prêts à mater l’énième abruti qu’ils arrêtent dans la soirée.

A la sortie : une ambiance plutôt détendue car je ne fais rien de bien méchant et que je suis pas du genre à faire des histoires. 

Entre les deux : des dialogues débiles, des incompréhensions, des lapsus et quelques quiproquos.

Après les brèves d’exits, voici les brèves de commissariat.

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Flic : BOUGE PLUS OU JE TE GAZE ! J’TE JURE J’TE GAZE !

David (voix très aigüe) : OK J’BOUGE PAAAAAAAAAAAAAAAS !

Flic : Je vous défonce la gueule maintenant où on attend encore un peu ?

David : Je préfèrerais qu’on attende !

Flic : Tu m’tutoies pas, ok ? Tu te prends pour qui ? Je suis pas ton pote ! J’ai pas les cheveux longs et on fume pas des pét’ ensemble !

Flic n°2 : Nan mais il t’a vouvoyé !

Flic n°1 : Ah bon ?

David : Bah oui !

Flic n°1 : Ah bon, autant pour moi alors !

David : Oh Greg ! Comment ça va ? Tu t’es fais gauler toi aussi ?

Greg : Putain… 14 fois que je saute ce truc… même en plein jour j’ai jamais eu aucun problème. Là je t’emmène et on se fait arrêter ! T’es un chat noir ! Faut pas sauter avec toi !

Greg : Ouais allo ! Bah on est au commissariat là ! Et toi t’es où ?

Flic : Monsieur qu’est ce que vous faites avec un téléphone ? RACCROCHEZ !

Greg : Mec t’es où ? Je dois raccrocher là !

Flic : ÉTEIGNEZ CE TÉLÉPHONE MONSIEUR !

Greg : Mec je vais devoir raccrocher ! T’es où ?

Flic : ÉTEIGNEZ CE TÉLÉPHONE TOUT DE SUITE !

Greg : J’raccroche ! Y vont m’taper !!!

Flic : En tout cas bien vu le coup de l’esquive dans les fourrés. Ca a faillit marcher !

David : En fait c’est une technique que j’ai vu dans Astérix. Vous savez quand les romains ils se cachent dans les fourrés pour… nan mais laissez tomber !

David : Pourquoi est ce que moi je suis attaché alors que Greg il a pas les menottes et il a eu droit à un verre d’eau ?

Flic : Parce que lui il a pas couru.

Flic n°1 : Ah putain ! Vous nous avez fait cavaler ! J’ai fais mon footing de la semaine, ça y’est ! Faut pas que vous nous fassiez ça tous les soirs !

Flic n°2 : Mais bon… on vous a quand même attrapé. C’est l’entrainement qui paie ! On est bien formés pour attraper les délinquants ! Ce soir vous avez pu constater par vous même que l’argent de vos impôts est bien utilisé !

David : Bon bah du coup je vais plus en payer pour que vous soyez en sous-effectif, comme ça on aura la paix !

Greg : Comment ça «plus» en payer ? Tu travailles pas ! Branleur !

Flic n°1 : Adresse.

David : Bah en fait j’ai pas d’adresse.

Flic n°1 : Vous habitez bien quelque part ! Vous dormez où ?

David : Bah ça dépend, je ne suis jamais au même endroit, j’ai pas d’adresse fixe !

Flic n°1 : Non mais là, vous allez bien rentrer quelque part, donc vous rentrez où ?

David : Dans ma voiture, je vais planter ma tente au pied d’une falaise et sauter.

Flic n°1 : Et le reste du temps ?

David : Bah je plante ma tente sous d’autres falaises… j’ai vraiment pas d’adresse !

Flic n°2 : Pffffffff….

Flic n°1 : Bon… numéro de téléphone.

David : Je n’ai pas de téléphone.

Flic n°1 : Arrête de te foutre de ma gueule, tout le monde a un téléphone !

David : Bah non ! Moi je n’en ai pas !

Flic n°2 : VOUS SAVEZ MONSIEUR, Y’A DES QUESTIONS AUXQUELLES IL VAUT MIEUX RÉPONDRE, PARCE QUE DE TOUTES FAÇONS VOTRE TÉLÉPHONE ON FINIRA PAR L’OBTENIR, ALORS COOPÉREZ PARCE QUE VOUS COMMENCEZ A DEVENIR FATIGANT !

Flic n°1 : Plus vous vous foutez de notre gueule, moins ça risque de bien se passer pour vous !

David : Mais je n’ai paaaaaaaaaaaaas de téléphone putain ! Je n’en ai pas ! J’ai pas d’adresse parce que je bouge tout le temps donc je n’ai pas de maison ! Je n’ai pas de téléphone parce que je suis jamais en France et que je n’en ai pas l’utilité ! Et puis juste au cas où : j’ai pas non plus de compte bancaire parce que j’ai pas une thune ! Je fais tout pour coopérer : je vous ai filé mon passeport ! Pourquoi je voudrais vous cacher mon numéro de téléphone alors que vous avez mon passeport ? Vous tenez à me contacter ? Prenez mon Facebook ! Là par contre je suis toujours connecté !

Greg : Nan mais c’est vrai en plus ! Il vous ment pas ! Il n’a rien ce mec !

David : Ouais voilà ! J’ai pas de maison et pas de téléphone… je peux pas vous les inventer !

Flic n°2 : Putain le cas soc’…

David : Nan mais ils voulaient pas me croire ! Heureusement que tu m’as soutenu.

Greg : Faut les comprendre, quand on te connait pas on peut croire que tu fais ça pour les emmerder.

David : Nan mais j’en ai marre de cette histoire de téléphone. La prochaine fois que l’un d’entre eux me le demande, je leur file mon ancien numéro. La ligne est coupée mais comme ça au moins j’aurai la paix.

Flic femme, blonde, la trentaine, assez agréable à regarder : Je vois que vous n’avez pas renseigné votre numéro de téléphone.

David : Alors c’est le 06-42…

Flic n°2 : Ah bah quand c’est une femme qui demande vous le lâchez votre numéro ! Fallait le dire ! Je l’aurais appelée tout de suite !

David : Non mais en fait c’est mon ancien numéro qui marche pas, parce que comme vous n’arrêtez pas de me le demander je me suis dis que… oh pis non, laissez tomber !

Flic femme, blonde, la trentaine, assez agréable à regarder : Eh beh ! Il y en a des tampons sur votre passeport ! Ca voyage beaucoup !

David : Oui, j’adore voyager ! J’ai fais deux tours du monde. J’aimerais découvrir un peu plus l’Asie et…

Flic n°2 : Nan mais ça y’est ! Il drague ! Il nous aura tout fait lui ce soir !

Flic : Non mais vous ne vous rendez pas compte des conséquences de vos actes. Vous avez sauté au milieu d’une zone sous haute surveillance ! Bon là c’est la première fois qu’on vous arrête donc vous avez de grande chances de vous en sortir… Mais vous savez que si vous recommencez, un jour vous allez vous retrouver enfermé pendant quelques semaines !

Greg : Nan mais lui dites pas ça ! Il a pas de thune, pas de boulot, pas de maison… si vous lui proposez le gîte et le couvert vous allez le pousser à la connerie !

David : Mais non je draguais pas !

Flic n°2 : Ah si ! Si vous draguiez !

David : Mais non !

Flic n°2 :  Ah si ! Ça se voit ! On vous voit venir à 10 km !

Flic : Vous avez filmé votre saut ?

Greg & David : Oui !

Flic : Cool ! On peut regarder ?

Flic : Lequel de vous deux gagne le plus d’argent ?

Greg : Bah c’est moi vu que lui il fout rien !

Flic : Vous reconnaissez la personne sur cette vidéo ?

David : Bah oui c’est moi.

Flic : Vous reconnaissez donc qu’il s’agit de vous sur cette vidéo ?

David : Bah là c’est quand même dur à nier.

Flic : Bon, appréciation personnelle : je trouve que vos vidéos sont nazes et sans intérêt.

David : Ça a le mérite d’être honnête, même si j’avoue que vous me blessez profondément.

Flic : En plus vous avez vraiment tout fait pour qu’on vous attrape. On vous a retrouvé grâce à votre carte de crédit. Vous n’êtes pas très malin comme garçon.

David : Fallait pas vous donner autant de mal. Il suffisait de lire mon nom sur ma chaîne Youtube.

Flic scientifique : Bon je vais prendre vos empreintes et votre ADN et… Ooooh ! Mais c’est toi le mec de Youtube !

David : Oui !

Flic scientifique : Énorme ! On a regardé tes vidéos hier soir avec ma copine. J’adore ! Je peux prendre une photo avec toi pour lui envoyer ?

Flic scientifique : Hey Sandrine regarde c’est le mec de Youtube !

Flic femme : Ah oui je me disais bien que j’avais vu votre tête quelque part, ils m’ont montré vos vidéos hier. J’aime pas ce que vous faites… En plus vous vous croyez drôle !

David : Olàlà… Vous n’êtes pas très gentille ! Je préfère votre collègue de l’ADN !

Flic : Là on vous laisse partir mais arrêtez de sauter dans notre secteur.

Greg : L’immeuble au bout là bas c’est votre secteur ?

Flic : Non c’est plus nous là bas.

Greg : Cool.

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Anecdotes de sauts – Saut #119 : VR avec un gode-banane

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Beaucoup de sauts débiles sont le fruit d’une idée survenue au Horner Pub à une heure avancée, et celui ci n’échappe pas à la règle.

Nous sommes à Lauterbrunnen, la magnifique vallée suisse aux 72 cascades, et comme chaque soir d’été, nous débriefons les sauts de la journée au Horner Pub tout en sirotant de délicieuses Bügels. Le Horner Pub est aux baseux de Lauterbrunnen ce que le saloon est aux cowboys : on y boit, on y retrouve des compagnons d’aventures, on s’y engueule, on y regarde des vidéos, on y affiche les stickers de notre team et les photos de ceux qui sont partis trop tôt. C’est notre antre, notre lieu de réunion, et pour certains nomades l’endroit idéal pour recevoir du courrier. D’ailleurs, aujourd’hui, un colis posé sur le bar attire mon attention. L’adresse indiquée sur le colis est «The little fluffer, Horner Pub, Lauterbrunnen, Switzerland».

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L’appellation «little fluffer», que l’on pourrait traduire grossièrement par «la petite salope», ne laisse aucun doute sur l’identité du destinataire : il s’agit de ma pote Tine, qui est actuellement en train de sauter en Norvège. Sam inspecte le colis d’un air curieux et me montre l’étiquette verte laissée par les douaniers qui, après avoir ouvert le colis, ont indiqué dans la case description «Sexy squirting banana». Je croise le regard de Sam et y lis le même mélange d’étonnement et de curiosité que je ressens : nous devons ouvrir ce paquet et en examiner le contenu !

Aussitôt dit, aussitôt fait : nous découvrons un godemichet-banane de toute beauté que nous nous empressons de remplir de bière, puisque la notice précise que l’objet peut projeter le liquide de notre choix. Cette trouvaille débile nous enchante, et nous passons le reste de la soirée à hurler «BANANAAAAA» avec une voix de Minion tout en dégainant notre nouveau jouet. Mais nous ne pouvons pas en rester là ! Nous devons réserver à cet appareil erotico-alimentaire tous les honneurs qu’il mérite : nous allons le faire sauter de la falaise ! Mieux encore, nous allons créer un nouveau type de saut qui consistera à donner à deux base-jumpers un des deux morceaux de l’objet afin qu’ils se rejoignent en chute et les emboitent un maximum de fois avant d’ouvrir leurs parachutes. Le dildobananajump sera une discipline à part entière et le monde du base nous remerciera éternellement pour cette immense avancée dans l’évolution du sport !

Quinze heures et quelques Dolipranes plus tard, nous sommes sur le bord de la falaise et briefons le saut pour la énième fois : «Bon Sam on récapitule… on part face à face en se tenant les mains. Tu tiens ta banane de la main gauche et je tiens le gode avec ma main gauche, de sorte que chacun puisse tenir la main occupée de l’autre avec sa main droite. Le but va être de se pénétrer en l’air… rigole pas bêtement et chasse tes pensées dégueulasses. Il n’y a rien d’homosexuel dans ce que nous allons faire : je vais juste pénétrer ta banane avec ma bite… ralala même dit comme ça, ça reste glauque ! Passons ! L’impact est à neuf secondes, donc on se laisse trois secondes de chute pour la pénétration, puis on se sépare, on dérive chacun de notre coté et on ouvre. N’oublie pas, si jamais la banane te gêne pour tracker ou que tu as besoin de tes mains, tu n’as qu’à la lâcher : il vaut mieux s’excuser auprès de Tine pour la perte de son godemichet que de créer un nouveau cratère en bas de la falaise. Et puis si jamais on se vautre à la sortie, bah c’est chacun pour sa gueule… mais ça n’arrivera pas !».

J’essaye d’avoir l’air sûr de moi, mais une pensée me tracasse : afin d’être face à face, nous allons devoir faire un floater, c’est à dire sauter en étant parallèle à la falaise, et ce type de départ ne nous est pas très familier. Sam prétend en avoir déjà fait un et moi aussi. Sauf que j’ai oublié de lui préciser que mon unique tentative avait totalement foiré. Mais bon, fort de cette expérience, je vais corriger le tir et ça va marcher !

«Ca va Sam ? T’es à l’aise avec le floater ?

-Ahem… Euh… Oui oui j’en ai déjà fait un… enfin presque ! En fait j’ai vu des mecs en faire et on m’a briefé au sol sur comment le faire, donc je pense que ça devrait être ok !»

J’ai soudainement l’impression que ce saut n’est pas aussi préparé qu’il devrait l’être. Comme on dit dans le base, quand il y a un doute, il n’y a pas de doute : on choisit la sécurité et on fait marche arrière ! Je vais dire à Sam qu’on laisse tomber pour aujourd’hui. On ira faire des floaters sur des falaises un peu plus adaptées et une fois qu’on sera rodés, on reviendra faire notre saut de gode-banane. Je me tourne vers lui, cherche mes mots, et finis par prononcer la phrase qui a tué un nombre incalculable de gens : «Nan mais t’inquiète man, ça va le faire !»

Nous sommes désormais sur le bord de l’exit après une demi-heure d’hésitation : pas facile de trouver un endroit ou s’installer confortablement à deux sans se gêner quand la place est réduite et que la pluie rend la roche glissante. Après un dernier brief’ et une ultime vérification, je regarde Sam dans les yeux :

«T’es prêt mec ?

- On va mourir !

- C’est pas le moment d’être négatif ! Si tu veux pas le faire on laisse tomber, mais faut qu’on se décide maintenant.

- Je ne suis pas négatif, c’est un constat. Et puis oui je veux le faire, mais bon faut quand même admettre que c’est une idée de merde.

- Tu crois qu’on va avoir notre Darwin Award ?

- On est assez bien partis pour.

- Bon mec maintenant j’ai peur moi aussi. On se dépêche comme ça on en finit avec ce saut et on va boire des bières ! Ça fait une heure qu’on est équipés et qu’on tourne en rond.

- Je suis prêt !

- Ok je donne le décompte : 3, 2, 1…

- ATTA ATTA ATTA ! SAUTE PAS !

- AAAARGH ! Quoi ? Putain ! Me refais plus jamais ça ! Quand on donne le décompte on n’a plus le droit d’hésiter ! J’allais partir et tu m’as fait flipper !

- Nan mais j’ai eu un doute : le décompte c’est quoi ? «3, 2, 1, BASE» et ensuite on part ? Ou alors «3, 2, 1» et on saute à «BASE» ?

- On part quand je crie «BASE».

- Ok, je suis prêt !

- T’es sûr ?

- Oui.

- On y va vraiment cette fois-ci, hein ! 

- Mais ouais !

- Ok ! 3, 2, 1 BAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAASE»

Comme à chaque saut, le temps ralentit après l’impulsion et toute peur disparait. J’arrive désormais à me concentrer sur mon objectif principal : insérer mon zizi en plastique dans la banane de Sam ! Alors que j’envoie ma main gauche en direction de la banane, je regarde le visage de mon camarade britannique. Ses traits dévoilent sa peur, mais ses gestes montrent qu’il est déterminé a accomplir coûte que coûte cette première mondiale ! Nous allons être les premiers mecs à avoir fait de la pénétration de banane aérienne au ras d’une falaise. Ma famille va être fière de moi !

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La falaise défile à toute vitesse à quelques mètres de nos tronches alors que le gland de mon godemichet effleure désespérément les contours du trou de la banane de Sam sans jamais arriver à rentrer dedans. La situation me rappelle curieusement mon premier rapport sexuel… et aussi un peu le dernier ! Je chasse cette pensée de mon esprit car les trois secondes que nous nous étions autorisées sont désormais écoulées, et j’abandonne l’objectif principal pour me concentrer sur l’objectif secondaire : sauver mon cul ! Je pivote jusqu’à être dos à la falaise et dérive afin de m’en éloigner au maximum avant d’ouvrir. Je constate avec bonheur que le godemichet que je tiens dans ma main gauche n’affecte aucunement mon vol. J’ouvre mon parachute. Je dois désormais saisir mes commandes afin de me poser, et n’ayant pas ouvert bien haut, je n’ai d’autre choix que de mettre précipitamment le godemichet dans ma bouche afin d’avoir les mains libres.

Nous sommes le 3 juillet 2013, il est 15h30, et je suis en train d’atterrir avec une bite en plastique dans la bouche  à coté d’un groupe de touristes australiennes médusées. Je crache mon gode par terre et tente un sourire charmeur «Hello girls !». Les filles restent bouches bées tandis que Sam atterrit à coté de moi en hurlant «T’as pas pénétré ma banane». Bon ok, je laisse tomber le sourire charmeur : celles là on les chopera certainement pas ce soir. Mais peu importe : c’était encore un saut mémorable !

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Brèves d’exits – Deuxième édition

Capture d’écran 2013-06-12 à 21.08.49Il y a quelques mois, j’avais retranscris un best-of des discussions à la con que j’ai pu entendre au bord des exits juste avant de sauter. Comme entre temps j’ai continué à sauter, et que le niveau n’est pas beaucoup plus élevé, voici un petit florilège de ce que j’ai pu entendre dernièrement.

Si jamais le sens d’un mot vous échappe, ou que vous n’avez même pas compris le sens du mot « exit » dans le titre, vous pouvez trouver des réponses dans le petit lexique du base jump.

Logique implacable :

«T’as remarqué que les gens qui se tuent, c’est toujours lors de leur dernier saut ?

- Hein ?

- Bah ouais, en général après ils en refont pas… du coup j’en conclu qu’on se tue toujours lors de son dernier saut

- …»

Le bon et le mauvais chasseur :

«De toutes façons le base c’est pas fait pour tout le monde… c’est injuste mais c’est comme ça ! Le base, y’a ceux qui sont fait pour, et ceux qui ne sont pas fait pour ! Et ceux qui sont pas fait pour il faut pas les laisser faire parce que sinon ils meurent… tandis que ceux qui sont fait pour, ils meurent quand même… sauf que eux ils étaient fait pour ! C’est quand même pas pareil !»

La discussion glauque :

«Pourquoi t’as une GoPro peinte couleur camouflage ?

- C’est pour le boulot, je suis militaire. Du coup j’ai peint ma Gopro en camo pour qu’elle soit accordée à ma tenue dans le désert.

- Ah c’est mignon ! Du coup c’est l’armée qui vous file des Gopro pour les débriefs de mission ?

- Non, c’est pour faire des vidéos souvenirs.

- Hein ?

- Bah ouais. Toi tu filmes bien tes sauts. Bah moi c’est pareil. Je patrouille avec ma Gopro sur la tête, et dès qu’on se fait tirer dessus, je l’allume avant de rentrer dans le tas. Ca fait des souvenirs et comme ça le soir on peut se remater les vidéos de la journée entre potes.

- Ah ouais… t’es un peu chaud comme gars. T’as déjà tué des gens ?

- Bah oui… enfin je crois. Je suis jamais sur, parce qu’à chaque fois ils tombent, mais comme je suis trop loin j’arrive pas à savoir s’ils sont vraiment morts.»

Amis de la poésie :

«Les filles c’est des princesses, ça chie pas… sauf du sperme après une sodomie !»

L’immortalité en une leçon :

«Y’a trop de vent pour sauter… je crois que je vais redescendre à pied, ça vaut pas le coup de prendre le risque.

- Ouais t’as raison..

- Et puis ça tombe plutôt bien, parce que c’était mon dernier saut de la journée, et comme c’est toujours à son dernier saut qu’on se tue, bah je me serais surement tué sur celui là. Tandis que là comme je vais pas faire mon dernier saut, je vais pas me tuer. Du coup le saut que j’ai fais tout a l’heure c’était le dernier, sauf que comme à ce moment là je ne savais pas que ça serait mon dernier saut, je ne pouvais pas me tuer. En fait si à chaque base trip j’annule le dernier saut après avoir fait l’avant dernier, l’avant dernier devient le dernier, mais vu qu’il est déjà passé je survis… Putain les gars, chui immortel !»

Débrancher le cerveau :

«Nan mais t’inquiète. Il a l’air compliqué ce saut, sauf qu’il est simple. Ca risque rien ! Tu fais ton saut comme d’habitude, sans te prendre la tête… et surtout, faut que tu sautes vite, parce que si jamais ton cerveau se connecte accidentellement au moment de l’impulsion, tu peux hésiter et du coup tu risques de te tuer.»

Grinding the crack :

«Oh moi tu sais les drogues… j’ai un peu tout testé. D’ailleurs ça serait moins long de faire la liste de celles que j’ai pas essayé. 

- T’as testé le crack ?

- Non… enfin si, mais c’était accidentel car c’est des mecs qui m’ont forcé à en prendre. Je passais dans un couloir, ils m’ont bloqué et ils m’ont fait une soufflette, donc ça compte pas.

- Et du coup ça fait quel effet ?

- Bah je sais pas, j’ai rien senti parce que j’étais déjà sous LSD»

 Comment désacraliser un métier qui fait rêver des millions de gamins :

 «J’étais pilote dans l’armée.

- Tu pilotais quoi ?

- Des F-16.

- Ouaaaah ! Trop classe ! Putain ça doit trop envoyer !

- Non, en fait c’est de la merde. On n’a pas assez d’argent pour vraiment les faire voler, du coup à chaque fois que je pilotais des F-16, c’était pour faire des exercices chiants à mourir. Ils m’ont jamais laissé faire le moindre rase-mottes. Même le combat aérien c’est chiant. Moi je pensais que j’allais faire des batailles aériennes de ouf, chasser l’ennemi… Mais en réalité tu vois rien, t’es juste devant un radar et t’appuies sur des boutons. Franchement pilote de chasse c’est chiant à mourir»

Discussion post-coupdetéléphone : 

«Mais qu’est ce qu’elle est chiante ! Sérieux elles tournent à quoi les meufs ? Je suis persuadé qu’elles prennent une drogue secrète pour nous péter les couilles… ça doit être pour ça qu’elles vont aux toilettes en groupe !»

Barbie passion :

«J’aimais bien les Barbies quand j’étais petit. J’en avais plein, du coup mes Action Man pouvaient toutes les niquer sans vergogne ! Ma soeur avait Barbie Vahiné. Contrairement aux autres Barbies, celle ci était complètement articulée, du coup je l’habillais différemment, et Action Man il était trop content !»

Le monsieur te dit qu’il ne voit pas le rapport : 

Alors qu’on s’apprête à sauter d’une muraille de château :

«T’as pas une musique médiévale pour mettre l’ambiance ?

- Pourquoi j’aurai une musique médiévale ?

- Bah j’sais pas… vu que ta copine aime bien le fromage, p’tet qu’elle aime aussi les châteaux»

Egyptologie :

«Les égyptiens avaient des amulettes avec lesquelles ils amulaient leurs pétards»

Drogue et étude de la faune : 

«Quand je suis défoncé, j’adore suivre les animaux pour comprendre leur mode de vie. Une fois, sous LSD, j’ai suivi une fourmi pendant 3h. J’ai vu ses moindres faits et gestes. Ca m’a emmené jusque dans les poubelles, mais c’était passionnant !»

Comment mettre fin à des doutes en une phrase (ou pas !) :

«Nan mais mec t’es sur que tu veux faire ça ? On s’apprête à faire une connerie énorme, le spot n’est pas adapté, les conditions sont à chier, ça glisse, y’a pas assez de place pour sauter à deux. Si on synchronise mal notre départ on risque de se percuter… et si on se vautre à l’exit on n’aura pas assez de temps pour se séparer et on va s’ouvrir dans la gueule. Nan mais sérieux, je crois qu’on va mourir !

- Mais non, t’inquiète ! Je le sens bien ! C’est cool !

- Est ce que tu es conscient qu’il va en falloir un peu plus pour me rassurer ?»

Problème existentiel :

«Allez t’es prêt ? Je donne le décompte : 3, 2…

- ATTA ATTA ATTA STOP ! J’suis pas prêt !!!

- Qu’est ce qu’il se passe ?

- Bah je sais pas encore si je vais crier «Black Death» ou «Allah Akbar» pendant le saut… du coup j’ai hésité. Mais non en fait t’inquiète, on peut y aller ! C’est décidé : je vais crier «Youpi !».»

Problèmes d’hygiène :

«Je ne me rappelle pas du jour ni de la personne qui m’a apprit à me torcher. Du coup je me demande comment j’ai appris. Et comme il n’y a personne pour voir comment je m’y prend, bah si ça se trouve ça fait 25 ans que je me torche de la mauvaise façon… et peut être que je mourrais sans savoir que je ne me suis jamais torché comme il le fallait ! Du coup j’ai fais une recherche Google pour savoir s’il y a une méthode précise, et je me suis aperçu que les gens n’avaient pas du tout le même avis sur la façon de procéder. On n’en parle pas assez je pense !

- T’as un gros problème !

- Non mais il a raison ! Moi je me tapais une fille qui avait tout le temps des infections vaginales, et puis quand je lui bouffais la chatte, je trouvais qu’il y avait une odeur bizarre. J’ai fini par réaliser qu’elle se torchait par l’avant, en passant sa main entre ses jambes. Du coup elle ramenait tout vers son vagin ! Je lui ai conseillé d’en parler à un gynéco, et je me suis enfui !»

Dispute de couple :

«Bon, tu donnes le décompte et on saute. On essaye de se regarder un peu en chute, puis après on fait comme d’hab’ : toi tu track vers là bas, et moi je track vers le champ là bas.

- Tu veux pas tracker un peu plus à droite ? Moi je voudrais tracker vers ce champ l

- Oh non… c’est mon champ ! Tu veux quand même pas que je fasse mon vol complètement vers la droite espèce d’égoïste !

- Nan mais j’aime bien ce champ…

- Ouais mais moi après j’ai plus de place pour voler !

- Bon bah ok prend le ton champ !

- Nan mais on a qu’à couper la poire en deux. Tu voles 20° vers la gauche, et moi 20° vers la droite et comme ça tout le monde est content.

- Non, t’as voulu ton champ, bah maintenant prend le  !

- Oooooh, mais boude pas !

- Je boude pas, je te laisse ton champ ! Allez on y va !

- Bon… Tu sais je t’aime quand même mon lapin.

- Moi aussi je t’aime.

- Youpi !

- Allez ! 3, 2, 1 : YIIIIIIIIIHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !»

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